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Tabac et grossesse

Le tabagisme féminin, qui a considérablement augmenté en France ces dernières années, explique le taux croissant du tabagisme des femmes enceintes.
La prévalence du tabagisme quotidien feminin est passé de 22,9% à 26,0% (p <0,001) de 2005 à 2010 (Baromètre santé 2010).

Actuellement, même si le 1/3 des femmes arrête spontanément la cigarette durant la grossesse, 30 % d’entre elles continuent encore à fumer.

Cette extension alarmante de l’épidémie du tabagisme entraîne un nombre de plus en plus grand de complications obstétricales et pédiatriques car l’usage de la cigarette entraîne l’absorption de plus de 4000 substances chimiques dont le monoxyde de carbone et la nicotine.

Le tabagisme complique le déroulement de la grossesse en augmentant le taux de fausses couches, de grossesses extra-utérines et en multipliant par 2 le nombre d’accouchements prématurés.

"Quand maman fume, bébé fume aussi"

Ainsi une cigarette fumée perturbe le bien-être fœtal en entraînant une accélération de son rythme cardiaque et en diminuant ses mouvements actifs pendant 25 minutes.

Fumer pendant la grossesse diminue la croissance du fœtus, augmente le risque de prématurité et celui de mort subite du nourrisson.
A la naissance, le nouveau-né de mère ayant fumé pendant la grossesse présente très souvent un syndrome de manque caractérisé par des pleurs et des difficultés à boire pendant les premières 24 heures. L’enfant né de mère fumeuse est aussi plus fragile au niveau ORL (otites, rhinopharyngites, bronchites…) que les autres enfants et il a plus de risques de devenir fumeur à l’adolescence.

Toute femme enceinte fumeuse peut être aidée à n’importe quel moment de sa grossesse par une sage-femme ou par un médecin.


Les consultations répétées avec la future maman favorisent les possibilités pour motiver la patiente à arrêter son tabagisme ou pour l’aider à arrêter.
Après évaluation de sa dépendance à la nicotine, de son d’intoxication au monoxyde de carbone et de sa capacité motivationnelle à être sevrée, les traitements substitutifs nicotiniques (patchs en 16 heures ou formes orales) seront utilisés après échec des méthodes non médicamenteuses en association avec une aide psychologique.

Les bénéfices de l’arrêt

Les effets bénéfiques du sevrage tabagique sont rapides :

En bref

Fumer pendant la grossesse c’est compliquer le déroulement de celle-ci, c’est prendre des risques énormes pour la santé du nouveau-né et de l’enfant à venir sans parler des risques que prend la mère pour sa propre santé !

Bien sûr, l’idéal serait de ne jamais commencer ou bien d’arrêter avant la conception de l’enfant mais la dépendance à la nicotine rend la situation complexe.

De plus en plus de « Maternité sans Tabac  » proposent des consultations d’aide au sevrage tabagique effectuées par des sages-femmes tabacologues qui peuvent intervenir à n’importe quel moment de la grossesse, même en cours d’allaitement : alors ne perdons plus de temps !


De plus, l’Assurance Maladie rembourse pour un montant de 150 euros par an et par patiente (enceinte) les traitements par substituts nicotiniques prescrits par un médecin ou une sage-femme.

Pour en savoir plus

Les outils de RPCA

 

Brochure RPCA "Pendant ma grossesse et pour mon bébé..."

 

 

 

 

 

 

Auto questionnaire RPCA d’évaluation de consommation de substances psychoactives

 

 

 

 

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