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La prise en charge du patient atteint de cancer

 

Actualité


Deuxième avis médical - Position de la Ligue contre le cancer?


Demander un second avis médical est un droit fondamental inscrit dans la loi « droits des malades » de 2002. Or, depuis peu, il est possible pour toute personne malade de demander un second avis médical via des services dédiés sur Internet. Afin de comprendre si ce recours est une avancée ou non pour les malades atteints de cancer?, la Commission Société et Politiques de Santé de la Fédération s’est emparée de cette question.


 


Lire les conclusions. de la Commission Société et Politiques de Santé de la Fédération.


 


Le droit à l’oubli


 


Les emprunteurs n’auront plus à déclarer certains cancers une fois guéris.
Le « droit à l’oubli » devrait pouvoir s’appliquer à cinq types de cancers, le cancer? du sein, le cancer? du testicule, le mélanome? de la peau, le cancer? de l’utérus et le cancer? de la thyroïde, selon certaines conditions.
« Au-delà d’un certain délai, les demandeurs d’assurance qui ont eu un antécédent de cancer? n’auront plus à le déclarer », a expliqué la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui a, dans son discours du 4 février, souligné le travail de la Ligue Nationale contre le cancer?.
L’INCa? explique que « la grille n’est pas figée, il s’agit ici de sa première version. Les délais impartis ne permettaient pas de traiter tous les cancers, ni toutes les pathologies chroniques ».


 

Les grandes étapes de la prise en charge du patient et de son dossier en cancérologie


 


 

Le dépistage


Le cancer? peut être découvert par le dépistage avant l’apparition de tout symptôme. Le dépistage s’adresse donc à des personnes en bonne santé apparente. Le dépistage recherche des cancers à leur début pour lesquels un traitement simple permet le plus souvent la guérison.


 

  • Le dépistage organisé :


Celui-ci s’adresse à l’ensemble de la population. Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à faire une mammographie? de dépistage du cancer? du sein et un examen clinique. Les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont conviés tous les deux ans à pratiquer un examen recherchant la présence de sang dans les selles pour le dépistage du cancer? du côlon. Ces examens sont gratuits.


S’il y a dans votre famille des antécédents? de cancer? du sein ou des antécédents? de cancer? du colon, votre médecin vous prescrira régulièrement une mammographie? ou un examen du colon avant l’âge de cinquante ans dans le cadre du dépistage individuel.


 

  • Le dépistage individuel :


Celui-là s’adresse à chacun d’entre nous et s’adapte à chaque cas particulier. Parlez-en à votre médecin traitant qui décidera avec vous des examens à faire.
Pour exemples : une consultation avec un examen gynécologique régulier permet le dépistage et le traitement des lésions précoces sur lesquelles se développe le cancer? du col de l’utérus. Le contrôle régulier des grains de beauté permet d’éviter certains cancers de la peau (les mélanomes) difficiles à soigner s’ils ne sont pas traités à leur début. Votre médecin pourra également vous proposer des examens pour le dépistage du cancer? de la prostate.
D’autres facteurs de risque éventuels pourront être pris en compte grâce au dialogue avec votre médecin traitant.


 

  • Les premiers signes du cancer? :


Certains signes sont en fait communs à beaucoup de maladies. C’est le cas de la fatigue, de la perte de poids et de la perte d’appétit.
D’autres signes sont plus évocateurs mais peu spécifiques et dépendent du type de cancer?, de sa localisation et de son stade d’évolution.
On peut citer : des douleurs résistantes, une toux persistante, des saignements anormaux, des troubles digestifs…
En fait, l’important est de consulter son médecin traitant devant tout symptôme anormal. Il jugera de la nécessité de pratiquer des examens complémentaires.


 

Le diagnostic du cancer?


Les examens médicaux comme les radiographies, les scanners, les prises de sang, les endoscopies montrent la tumeur?, permettent la biopsie? et évaluent l’extension de la maladie.
Seul l’examen anatomopathologique, qui consiste à étudier au microscope un fragment de la tumeur? (la biopsie?), permet d’affirmer le diagnostic et de préciser le type de cancer?.
Le plus souvent la biopsie? est réalisée sous anesthésie locale?.


 

Le dispositif d’annonce


Le diagnostic posé, il importe pour le médecin de l’annoncer et de l’expliquer à son patient. Ce moment délicat, difficile et important, a été fortement encadré par des recommandations précises qu’on appelle « dispositif d’annonce ».
Le dispositif d’annonce met en place des conditions d’information, d’écoute, de soutien et facilite la participation du malade à la décision thérapeutique.
Il se construit autour de trois temps :



- Le temps médical avec le médecin spécialiste (oncologue, pneumologue, gynécologue…) permet l’annonce du diagnostic et la proposition de traitement. Ce médecin spécialiste devient le médecin référent du malade.



- Le temps d’accompagnement avec le personnel soignant qui écoute, explique de nouveau les termes de l’annonce, informe et oriente éventuellement vers d’autres professionnels (équipe médico-sociale, équipe
de soins de support).


- Le temps avec le médecin traitant va assurer la continuité des soins.


 

La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP)


La RCP est une séance de travail et d’échange entre médecins de différentes spécialités qui étudient les dossiers des patients. Ils définissent ensemble la meilleure stratégie de prise en charge en s’appuyant sur les dernières recommandations scientifiques.
Cette proposition de prise en charge sera expliquée et discutée entre le médecin référent et le patient en vue de son acceptation. Elle peut éventuellement être modifiée d’un commun accord. Le médecin généraliste peut être associé à cette discussion.
Mieux comprendre


 

Le programme personnalisé de soins (PPS)


Le PPS est un document remis à chaque patient dès le début de sa maladie, qui décrit le traitement prévu et son déroulement dans le temps. Il précise les différents professionnels de santé qui vont intervenir et donne un calendrier prévisionnel des soins, des examens de contrôle et d’une éventuelle prise en charge sociale. Le PPS est susceptible d’évoluer, d’être modifié ou complété en fonction de l’évolution de la maladie.


 


 

La Prise en charge globale et coordonnée


Au cours de la maladie, le patient est amené à rencontrer de nombreux professionnels de santé : oncologue, radiothérapeute, médecin spécialiste d’organe, médecin traitant, infirmière, psychologue, socio-esthéticienne…
Chacun d’entre eux apporte ses connaissances et son savoir-faire. Tous les intervenants permettent une prise en charge la plus globale possible qui nécessite une coordination précise pour que les bonnes personnes interviennent aux bons moments. Le médecin traitant et le médecin spécialiste référent sont les principaux artisans de cette coordination.
Le dossier communiquant en cancérologie (DCC) permet de partager en temps réel des informations entre les professionnels, en particulier au moment de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).


 

  • Les traitements spécifiques du cancer?


Il s’agit des traitements qui luttent contre le cancer?. Selon le type de tumeur?, il s’agira de chirurgie, de chimiothérapie, de radiothérapie, d’hormonothérapie, ou encore d’une combinaison de ces traitements.


 

  • Les soins de support



Les soins de support correspondent aux prises en charge utiles en dehors du traitement du cancer?. Ils en sont indissociables. Ils améliorent la qualité de vie pendant et après les traitements.
On peut citer : le traitement de la douleur, la gestion des effets indésirables des traitements spécifiques, la nutrition, l’accompagnement psychologique, l’accompagnement social, la rééducation-kinésithérapie, l’ergothérapie, l’éducation du patient, l’art-thérapie, la socio-esthétique etc. Ils seront coordonnés par l’équipe soignante. Ils peuvent être proposés au sein des établissements, dans les lieux d’écoute et par certaines associations.


 

  • La prise en charge sociale


La survenue d’un cancer? peut détériorer les liens familiaux et sociaux, perturber l’activité professionnelle, poser des problèmes financiers, remettre en cause des projets de vie… Une prise en charge sociale personnalisée et un accompagnement pendant le cancer? doivent préparer le retour à une vie sociale active après le cancer?. Les assistantes
sociales sont une aide précieuse pour se repérer parmi les multiples dispositifs d ‘aide sociale existants, et peuvent accompagner les patients dans leurs démarches.